Chine évoque le rôle de cette culture dans l’émergence de nouvelles formes de représentation. L’installation est composée de panneaux et de surfaces assemblés, suspendus dans l’espace, formant une architecture légère de graphismes et de signes. L’œuvre se construit comme un environnement de plans suspendus et de motifs récurrents.
Le papier de soie joue ici un rôle central : matière fragile et translucide, il capte la lumière et laisse apparaître les superpositions. Les pigments imprègnent le support, qui conserve traces, accidents et transparences, comme une mémoire de gestes. Les surfaces deviennent des peaux, des tentures ou des parois provisoires.
Chine n’est pas un décor exotique ni un thème illustratif. Il désigne une source de formes — calligraphies, motifs, grilles, rythmes de couleurs — et une manière de penser l’image par superposition et par circulation dans l’espace. L’installation transforme la peinture en espace : on ne regarde plus seulement une surface, on se déplace parmi les formes. Chine devient ainsi une traversée, entre peinture et installation, mémoire culturelle et invention.