Ritournelle est composée de blisters — des assiettes circulaires en plastique noir — dans lesquels sont découpés des personnages et des objets. La circularité du support impose la dynamique : les silhouettes s’inscrivent dans un mouvement tournoyant. Le geste du découpage réduit les corps et les objets à l’essentiel — signes, postures, traces — tandis que leur disposition crée un rythme visuel.
Le cercle impose ses règles. Il induit un mouvement où les figures sont prises, orientées, contraintes ; les silhouettes se répondent, se relancent, se répètent. Ce dispositif transforme chaque scène en variation d’un même motif, où les corps semblent pris dans une mécanique diffuse.
Ritournelle fait du retour une forme. Une poétique de la répétition, où le monde — personnages, objets, gestes — est pris dans le cycle des produits industriels. Le mouvement circulaire donne à voir un quotidien rejoué sans cesse, conditionné par les objets et leurs dispositifs, dans une boucle à la fois évidente et inexorable.