Ce léporello prend pour point d’ancrage le parc des Buttes-Chaumont (Paris 19ᵉ), paysage composite hérité du XIXᵉ siècle, où se mêlent nature artificielle, mises en scène pittoresques et usages contemporains. Conçu comme un catalogue de paysages merveilleux, naturalistes ou grotesques, le parc devient ici un terrain d’exploration visuelle et narrative.
À travers une combinaison de croquis, photographies et peintures, le projet parcourt cette architecture fragmentée et ses rythmes actuels : joggeurs, promeneurs, rituels religieux ou profanes composent un théâtre quotidien fait de présences discrètes et de scènes éphémères. La forme du léporello, inspirée des dioramas, déploie une narration continue où les images se succèdent, invitant le regard à circuler entre paysages, gestes et atmosphères.
Le travail propose ainsi une traversée sensible du parc, entre mémoire du lieu et expériences contemporaines, révélant un paysage vivant, traversé de mouvements, de silences et de métamorphoses.