Bannières de printemps / Spring déploie des formes suspendues, verticales, comme des étendards légers. Le papier de soie, teinté de pigments, est assemblé par collage en bandes colorées, traversées de transparences et de superpositions. L’œuvre tient dans cette combinaison : fragilité de la matière, intensité de la couleur, présence dans l’espace.
Le mot bannière évoque l’annonce, la célébration, le signal. Mais ici, rien n’est monumental : tout est aérien, presque tremblant. Les bandes flottent comme des fragments de paysage, des éclats végétaux, des passages de lumière. Le printemps n’est pas illustré ; il est suggéré par une sensation : une montée de couleur, un réveil, un mouvement.
L’ensemble compose une installation simple et vibrante, où la couleur devient événement. Une fête fragile : des bannières sans slogan, portées uniquement par la lumière et par l’air.