Les volatiles / Birds met en scène des cormorans perchés sur des bouées. Les cormorans sont réalisés en blisters peints en noir. La silhouette est stylisée, réduite à une posture : un corps ramassé, un arrêt, une présence attentive. Les bouchons de champagne colorés deviennent les bouées, prolongées par une baguette évoquant l’ancrage jusqu’au fond de l’eau. L’ensemble compose une scène maritime minimaliste : une ligne verticale, une tension, un poids invisible — et, au sommet, l’oiseau en équilibre.
Ce minimalisme renforce le caractère emblématique de l’animal, familier des rivages : immobile, au repos, avant de nager et de plonger pour chasser.
En détournant ces matériaux ordinaires — objet de fête pour la bouée, emballage plastique pour l’oiseau — l’œuvre propose un paysage recomposé, où le vivant s’inscrit déjà dans les restes du monde contemporain. Le rivage devient un montage : un fragment de nature tenu par des signes de consommation, une poésie de l’équilibre, légère mais inquiète.